ACCUEIL | ACTUALITE | ASSOCIATION | FORUMS | LIENS

Forum de l'APNEL

Les forums pour échanger sur le naturisme en liberté

Vous n'êtes pas identifié(e).

#1 06-03-2011 06:38:37

bsaurez
Membre

Le naturisme à l'île du Frioul dans les années 30

imageaak.jpg


Document traitant des nouvelles tendances publié par l'éditeur "die neue zeit" BERN
Traduit par une ancienne prof d'Allemand à la retraite rencontrée par hasard dans le métro.

Un voyage dans le premier "espace lumineux" de France. Ils sont maintenant loin derrière nous, ces nuages qui cette année ont été indissociables de notre Suisse. Mais hier soir encore, ils nous ont glacé près du lac de Genève, et ce matin, entre Genève et Annecy, nous avons traversé des nuages d'automne les plus épais et les plus beaux qui soient, bien que la fin de juillet soit proche. Le lac d'Annecy et le lac du Bourget nous ont offert une image triste. Peut être voulaient ils ne pas nous rendre plus difficile notre adieu à cette belle région. Ensuite, tout est devenu plus chaud et plus lumineux, pendant plusieurs heures, nous avons roulé sous un soleil rayonnant et dans une bonne chaleur qui favorise la bonne marche de notre brave moteur. Maintenant, le soir approche et devant nous s'étale la montagne côtière et ses rochers nus qui séparent Marseille, le but de notre groupe, de la Provence. Les oliviers à droite et à gauche le bitume (...) ou le bitume était encore mou à cause de la chaleur de midi et les roues semblaient vouloir se coller au sol. Une
promesse pour les amateurs de lumière et de soleil.

Le bitume de la route était encore mou à cause de la grosse chaleur de midi et les roues semblaient vouloir coller au sol. Une promesse pour les amateurs de lumière et de soleil. Bientôt nous sommes au sommet et nous voyons la méditerranée. De ce fait, malgré que les têtes soient un peu fatiguées par le long voyage, les passagers reprennent vie pour profiter ensemble dans une ambiance agréable notre entrée sur Marseille alors que le soir tombe rapidement. Malheureusement, nous sommes en retard de sorte que les amis Marseillais se sont déjà dit bonsoir et ne sont plus là. Dommage, ils s’étaient rassemblés si nombreux pour nous accueillir et voulaient nous témoigner leur sympathie dés le premier soir.

image3a.jpg

C’est pourquoi le lendemain matin, ils nous prennent en main d’autant plus énergiquement. Dés 10h nous sommes embarqués sur un bateau à moteur avec des légumes, des fruits et tout ce qui est nécessaire pour
faire notre cuisine.
D’abord, nous traversons le vieux port en longeant une quantité de bateaux de pèche, passons le pont bizarre qui, en forme d’une grue coulissante gigantesque permet le trafic au-delà du port d’une partie de la ville à une autre et passons devant les deux forts, à gauche et à droite, vers la pleine mer. Déjà, nous avons au visage les premiers embruns. Encore quelques minutes et certains d’entre nous, bons terriens, pensent qu’il est temps de pâlir. Mais, que ce soit dit pour leur honneur, ils n’ont pas nourri les poissons, en tout cas, pas aujourd’hui.


Car quelques jours plus tard, notre oncle de Bern, à l’aéroport de Marseille a offert son repas de midi de Genève aux taupes. Il faut aussi apprendre à voler…Après un orage de nuit qui rafraîchit le temps, le
ciel se montre de nouveau sans un nuage. Et plus nous nous éloignons de la ville bruyante et encore surchauffer, malgré l’orage, plus l’air devient frais et pur.

image2azf.jpg


Nous tendons tout notre visage à la fraîcheur pour sentir tout à fait l’air salin. Vingt cinq minutes plus tard, nous nous approchons du château d’If à gauche, l’île devenue célèbre grâce au roman de Montecristo avec ses tours fières et ses oubliettes. Maintenant, c’est un des sites célèbres de Marseille qu’aucun visiteur de ce fort ne laisse passer. Après quelques centaines de mètres, nous atteignons notre but. Plus loin et plus haut, nous voyons un groupe de maisons entourées d’un haut mur. Notre pilote sait ou il est. Il fait retentir plusieurs fois la sirène et pendant que nous nous rapprochons de la rive, quelques silhouettes bien bronzées s’approchent de nous. Le soleil de méditerranée semble vraiment faire son effet. C’est un beau spectacle que de voir les corps bronzés grimper sur les sur rochers d’une blancheur éblouissante. Les regards, que nous nous échangeons à notre arrivée, montrent une joie non dissimulée à cette vue. Un bref salut
cordial, nos bagages sont pris en charge et on grimpe à la queue leu leu et on entre par une petite porte dans le « paradis des amis » de Marseille.

image4aw.jpg


Le Frioul est une île militaire. Aucun civil ne peut y pénétrer sans autorisation particulière. Les personnes autorisées sont de fait les habitants du petit village de pêcheurs. C’est à porter au crédit des autorités supérieurs d’avoir mis l’île à la disposition des membres bien portants des « amis de la lumière » de Marseille. Nous, les Suisses, qui sommes habitués à la propreté et à l’hygiène dans nos villes et dans nos
villages, savons peut être la grande valeur de ce genre d’espace pour la population, comme c’est le cas pour les Marseillais qui l’apprécient bien plus que les habitants de l’île. Que l’on se promène dans Marseille, en
plein été à midi et que l’on prenne le bateau pour le château d’If ou une des îles et on sera rapidement conscient de l’importance de ce changement pour l’organisme humain ! Que l’on pense aussi à la vie
nocturne dans le quartier du port et l’on comprendra et appréciera l’importance vitale du « mouvement de la lumière » et de son étendue pour cette ville. Les amis Marseillais, et leurs invités, ont libres accès à cette île et nous pouvons être sûrs qu’ils sont des hôtes bienvenus et appréciés des autochtones.

Cela signifie beaucoup, quand on pense que le « mouvement de la lumière » est très nouveau en France. L’île est un véritable rocher et les amateurs d’escalade viennent uniquement dans ce but. En bon alpin, un de nos amis ne s’est pas pris au sérieux et a voulu montrer aux Français du sud les plus belles chutes et ses membres éraflés. Heureusement, depuis, ses membres quelques peu griffés ont retrouvé toute leur beauté.

La végétation est rare et le peu d’herbe qui pousse entre les rochers n’est pas vert mais grillé au soleil. C’est peut être ce qui nous rendrait difficile un séjour plus long à nous autres Suisses pourtant si contents
de ce contact. Mais nous devons réfléchir au fait que ce manque de verdure est une conséquence du soleil et, si on pense qu’en été, des mois durant, aucune goutte d’eau ne tombe, on peut réellement s’étonner que quelques plantes trouvent encore à se nourrir pour assurer leur difficile existence.

image7a.jpg

Par contre, le ciel et la mer nous enchantent avec l'intensité des couleurs méridionales qui changent plusieurs fois dans la journée. Ainsi, à une certaine heure, la mer se montre d'un bleu profond, pour devenir, peu de temps après d'un vert clair, selon la vitesse et la direction du vent. Et ensuite, par forte houle, toutes ces crêtes d'écume derrière lesquelles apparaissent et disparaissent les bateaux de pèches, petits et grands.
Quant aux levers et couchers du soleil, n'en parlons pas. Ils appartiennent aux plus beaux spectacles naturels qu'on puisse rêver. Et cela est à notre portée, tout proche et sans effort. Nous n'avons rien à faire, qu'à franchir les murs de notre "espace", qu'à ouvrir les yeux et nous tourner pour avoir devant nous toute cette merveille. A part le port créé artificiellement et qui auparavant a dû servir de mouillage de quarantaine, l'île est restée entièrement intacte, sauvage et très rocheuse. Derrière chaque promontoire rocheux, un nouveau paysage apparait, et, très souvent, on pourrait croire se trouver dans un fjord Norvégien en miniature. Les forts, menaçants là haut, ne nous dérangent pas, nous les ignorons. Sur ce magnifique bout de terre se trouve le terrain que nous venons de traverser et que nous contemplons maintenant avec des yeux étonnés. Ce qui nous frappe d'abord tout particulièrement, c'est un bâtiment qui se trouve au milieu d'une
grande place et qui rappelle un temple Grec (voir la première page de ce document).

Tout au long du haut mur, des bâtiments de deux étages, d'un beau style ancien qui malheureusement sont déjà en partie écroulés. Sur la place autour du temple, sont réparties de manière pittoresque plusieurs fontaines, partiellement ombragées par des arbres, un changement bénéfique pour les yeux. Quelques clôtures métalliques, plus hautes qu'un homme, rappellent le temps où toutes ces installations ont du servir d'hôpital de quarantaine pour les voyageurs et les marins, un temps qui heureusement remonte à plusieurs siècles. Pourtant, un des bâtiments mentionnés, dans lequel nous entrons est en rénovations et semble destiné aux besoins actuels. Un large hall, carrelé de rouge, et peint de couleur claire nous accueille et de
larges marches nous amènent à un étage supérieur lumineux. Étonnés, nous passons devant une rangée de fenêtres, derrière lesquelles se trouvent des chambres petites ou grandes partiellement meublées avec un ou plusieurs lits de camp et d'autres meubles nécessaires. Et aucun rideau aux fenêtres, dans chaque chambre nos regards se perdent sur l'horizon, la seule décoration convenable pour "un espace de lumière" dans lequel les visiteurs n'ont pas à se cacher, pour éviter d'être vus de leurs amis.
Nous sommes conduits dans une de ces chambres et bientôt chacun d'entres nous a son lit, plus ou moins
bon et s'allonge pour les essayer, afin que par un entrainement suffisant, que la nuit qui vient, soit agréable. Ces préparatifs furent partiellement un succés. Ensuite, après nous être débarrassés de nos vêtements, nous faisons un tour dans tout l'espace, et sommes présentés à tous les résidents. Pour la première fois, nous faisons la connaissance d'un participant Japonais que nous avons beaucoup de mal à comprendre dans sa langue maternelle.

image11aqg.jpg

L'installation de la cuisine est primitive, quelques foyers improvisés dehors. Nous sommes tous d'accord pour cuisiner peu et nous nous nourrissons de fruits et de salades. On peut trouver les deux à bon prix au marché du Vieux Port de Marseille. Les melons sont notre nourriture principale mais à cause de leur faible valeur nutritive, l'excés de leur consommation est à prohiber, et c'est difficile d'en rapporter beaucoup de Marseille. Mais ils sont bons, ces melons, frais et récoltés murs et n'ont pas traversé la moitié de l'Europe.

Après cette pause, nous nous réunissons tous pour un bain de mer. On enfile pour ça le peignoir de bain ou on met le maillot de bain par respect aux lois Françaises qui interdisent catégoriquement la nudité (traduit texto par "la baignade de corps nus" mais je me demande si cette traduction n'est pas erronnée). Cette tenue est nécessaire durant au moins 400 à 500 mètres pour descendre jusqu'au bord de la mer. Comme la plupart des jolis coins de baignade se trouvent dans des petites anses fermées, on peut s'y ébattre librement sans être dérangé. Pour la plupart d'entre nous, c'est le premier bain de mer, et très vite on plonge dans l'élément liquide d'une clarté de cristal. Et nous sentons très vite que l'eau cache une bonne dose de sel. Les
yeux font mal, jusqu'à ce que nous soyons habitués à cette nouveauté, et quand on en avale trop, ça donne soif. C'est pourquoi nous devenons de véritables artistes de la natation car il n'est plus nécessaire ici
de se fatiguer pour nager. L'eau très salée nous porte, quelle que soit notre position. Pour nous, barbotteurs d'eau douce qui sommes habitués à peiner pour nager, c'est une impression merveilleuse.

Nous faisons aussi connaissance de toutes sortes d'animaux marins, des huitres, des coquillages variés, des oursins piquants et même des petits poulpes. Nous aurions bien aimé aussi voir des requins mais ils semblent avoir peur de nous autres Suisses et se cachent. Après un premier bain, nous nous laissons sécher sur les rochers chauds, par ce merveilleux soleil. Nous grimpons encore quelques temps dans les rochers près de la plage et nous remontons dans notre petit domaine. Ces bains de mer pratiqués 4 à 5 fois par jours sont des merveilleux moments de détente et la couleur de notre peau s'adapte remarquablement bien au climat. L'ambiance est très gaie et nous avons sans doute beaucoup plus ri durant ce bref séjour que dans les mois
précédents. C'est la meilleure preuve de l'effet remarquable de notre séjour de vacances.

Souvent le soir, à la lueur de bougies ou de lampes à pétrole, on danse et on chante ou bien, on échange des points de vue, des opinions, en général très nombreuses et variées, comme chez nous. Il y a aussi des entretiens entre quatres nationalités différentes et ça donne l'impression qu'il faudrait que des liens d'amitiés plus étroits se nouent entre les peuples. Au moment de l'adieu, il semble d'ailleurs que des liens forts se soient créés.

image12aq.jpg


Notre préoccupation quotidienne est presque toujours la même. On se lève, on s'arrose avec l'eau d'une citerne, on mange, on s'équipe, on fait la vaisselle, on se baigne, on joue, on fait des photos et des
films, on prend encore quelques bains et on mange. On fait parfois une promenade dans l'île, et aussi , on dort. Jour après jour, il fait très chaud et il y a toujours un peu de vent, c'est bien agréable. Ce soir, souvent, la fraicheur tombe. Ces nuits fraiches, malgré le climat méridional, sont merveilleusement rafraichissantes et sont un privilège de la petite île. De temps en temps, deux ou trois de nos camarades nous quittent pour visiter Marseille de jour ou de nuit. Forcément, ils reviennent avec plaisir pour évoquer dans le calme les belles impressions qu'ils ont eu. Le samedi et le dimanche aménent beaucoup de visiteurs. Ces deux jours, nous avons l'occasion de faire la connaissance de charmantes personnes. Le sentiment d'être une communauté dans l'esprit du naturisme nous permet de nous sentir plus proches de nos amis Français que ça n'aurait été possible dans la vie courante.

Les Français du Sud peuvent être pour nous un exemple sur beaucoup de choses avec leur conception de la vie, légère mais cependant sérieuse, et cela leur est bénéfique. S'ils maintiennent les liens d'amitié qu'ils ont forgé avec les autorités, on pourra contempler de nouveau ce merveilleux domaine. Il faut espérer que cette autorisation provisoire pourra être transformée en un accord pérenne. Car il y a beaucoup de choses à améliorer ici et seul cet accord permettra les améliorations et installations nécessaires et de plus leur garantira de continuer à l'utiliser. Mais même s'ils ne parviennent pas à cet accord, ce devrait être possible d'établir une organisation des travaux, d'améliorer toutes sortes de choses sans gros frais, et de rendre le camp entier conforme à sa destination.

Mais le temps est passé vraiment trop vite et au neuvième jour, nous nous préparons au départ. Nous avons prévu de consacrer encore une journée à la visite de Marseille et du port de commerce. Avec des sentiments mitigés, nous quittons l'île et cette fois-ci avec la navette qui fait son service deux fois par jour. Nous parcourons à pied la Canebière, la principale voie de circulation de Marseille et tout particulièrement les lieux d'activité industrielle du Vieux Port tenus par des étrangers. De plus, dans le vieux quartier, subsiste
encore le trafic ancien et discret, avec des bistrots pour toutes les races humaines, bordels, etc...Les marins des bateaux qui arrivent ont l'occasion de dépenser la solde péniblement gagnée au plus vite. Un
circuit en bateau dans le nouveau port de commerce nous donne l'occasion de voir beaucoup de nouvelles constructions et d'inhabituelles embarcations. Nous pouvons notamment voir un grand paquebot ancré avec son équipage et le visiter dans tous ses moindres recoins.

image25a.jpg


Tôt le lendemain matin, nous replaçons notre matériel dans notre voiture. Joyeusement, le fanion Suisse flotte sur le radiateur. Nous quittons la ville sous une petite bruine, la première depuis notre séjour à Marseille, excepté un bref orage nocturne. Alors que nous avons appris que pendant ce temps là, dans notre chère Suisse, on s'était demandé si on ne devait pas ressortir les manteaux d'hivers.
Un beau voyage, riche en changements nous mène rapidement vers le nord et vers 18h, nous prenons nos quartiers à Annecy, sous une pluie battante. Le lendemain, il fait plus beau et le lac de Genève nous offre un rayon de soleil. Malheureusement, un de nos camarades ne peut pas profiter des charmes du voyage, le long du lac de Genève. Il s'est effondré en larmes dans son coin. Des vaches paissants ont exacerbé son sentiment patriotique.

De toute l'Europe, il y a sans doute pas de région mieux adaptée au naturisme que le sud de la France car plus que nul part ailleurs, il fait presque toujours beau avec de bonnes conditions et ceci du printemps à l'automne. Nous souhaitons à nos camarades Français, dans leur contrat en faveur du naturisme, un succés rapide et total. L'esprit progressiste de leur pays tout entier ne les contrariera pas, le mouvement tout entier sera reçu avec tant d'amour et d'energue qu'ensuite viendra la considération. Pour les belles heures qu'ils nous ont offertes, ici, nous les remercions affectueusement.

image5atf.jpg

Dernière modification par bsaurez (14-03-2012 21:27:23)


Bruno des Calanques


adh3.jpg

Hors ligne

#2 29-08-2011 11:23:27

patchte
Membre

Re : Le naturisme à l'île du Frioul dans les années 30

ça laisse rêveur, à quand à notre époque une telle rencontre possible, sans encombre et battons dans les roues des autorités....

Je lance un petit message à tous les naturistes de tout poil dans le secteur de la charente Maritime, j'aimerai envisager la possibilité d'organiser des randonues dans ce secteur( les deux charentes, les deux sèvres, ou autres départements limitrophes), et je souhaiterai avoir des contacts avec des amis naturistes à que ça tenterai.

Je n'ai aucune idée de la manière dont cela peut être organisé et où nous pourrions le faire, et je suis à l'écoute de toute suggestions et conseils avisés.

D'autre part, comment savoir où sont éventuellement organisées de telles sorties sur la france entière, car pour une telle manisf je serai disposé à me déplacer, histoire de faire une coupure dans mon rytme de travail effréné.

J'espère receuillir un "grand nombre" de réponses et dans cette attente je vous souhaite à tous d'égréables moments Naturistes"

Sincères amitiés

Patrick   

mon mail perso: haquana@wanadoo.fr


Patrick du 17 (Charente-Maritime)  

adh3.jpg

Hors ligne

#3 28-10-2011 13:48:56

bsaurez
Membre

Re : Le naturisme à l'île du Frioul dans les années 30

L' association qui s'occupe de la restauration de l'hôpital Caroline a mis un texte sur le passé naturiste qu'a connu dans les années 30 l'archipel Marseillaise :

http://lazaret-caroline.fr/annees-30-un … -caroline/

L'association naturiste Phocéenne est citée dans ce texte.

L' association des amis de Michel Robert Penchaud dépend en grande partie de la Mairie de Marseille.

amicalement,
Bruno


Bruno des Calanques


adh3.jpg

Hors ligne

#4 02-11-2011 12:23:45

phileas
Membre

Re : Le naturisme à l'île du Frioul dans les années 30

Chers Amis,

Ce sont en effet de très belles photos comparables aux estampes et sculptures de l'antiquité et pourtant c'est 80 ans en arrière.

Quand on voit ces photos, on penserait qu'à l'époque, les naturistes étaient plus libres qu'aujourd'hui !

Philippe


Communier avec notre Mère nature tel que nous fumes au commencement

Hors ligne

#5 09-11-2011 19:54:16

Bubulle
Membre

Re : Le naturisme à l'île du Frioul dans les années 30

Vive la "régression" (ironie) pour l'élévation des mentalités !
Acceptation plutôt que dénigrement devrait être naturelle, malheureusement "l'évolution" entraîne le camouflage, dommage ...


"Il faut ,quand on agit se conformer au régles , et quand on juge ,avoir égard aux exceptions" (Joubert)

Hors ligne

#6 30-08-2016 08:31:44

annecy
Membre

Re : Le naturisme à l'île du Frioul dans les années 30

Annecy dispose d'un très beau lac, c'est pas contre un peu dur de faire du nat...


Si quelqu'un sur le forum habite dans autour du lac d'Annecy pour faire du nat...

Hors ligne

#7 15-10-2016 23:43:25

Christian G.
Membre

Re : Le naturisme à l'île du Frioul dans les années 30

phileas a écrit :

Chers Amis,

Ce sont en effet de très belles photos comparables aux estampes et sculptures de l'antiquité et pourtant c'est 80 ans en arrière.

Quand on voit ces photos, on penserait qu'à l'époque, les naturistes étaient plus libres qu'aujourd'hui !

Philippe

Bonjour tt le monde.
Je reviens sur ce sujet pas récent, mais toujours d'actualité car en cet été 2016 il y avait des naturistes sur le petit archipel du Frioul, à l'écart du port et des deux plages hyperfréquentées.


Non, en France les naturistes n'étaient pas plus libres dans les années trente qu'aujourd'hui, ils l'étaient beaucoup moins car l'opinion publique y était très majoritairement hostile.


Le stand naturiste à la Fête de l'Humanité 2016, très belle réussite, eût été absolument impensable dans les années trente à quelque fête que ce soit. A supposer qu'"il eût été accepté par les organisateurs, dès l'ouverture des portes l'émeute des "honnêtes gens" offensés dans leur "pudeur" aurait déferlé.


Au début des années trente, lors de l'installation du naturisme à l'île du Levant, les deux Docteurs Durville exigèrent le port du minimum, ancêtre du string, alors qu'ils étaient clairement partisans de la nudité naturiste. Car il importait d'éviter un débarquement de la gendarmerie, constamment harcelée de plaintes et réclamations de braves gens du littoral, très remontés contre ce qu'ils considéraient comme la pire des dépravations.


Christian du 13 (Bouches-du-Rhône)


adh3.jpg

Hors ligne

Pied de page des forums

Propulsé par FluxBB 1.5.10